Path of Exile – Un dossier pour les gouverner tous #1 Introduction et Business Model

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Si vous avez un PC et du goût, vous avez probablement joué au pinacle du hack’n’slash qu’est Diablo 2. Ah, qu’est-ce que c’était bon ! De longues heures à créer des builds, à farmer pour s’équiper plus pour farmer plus (RIP Nicolas Sarkozy), à s’amuser quoi. Confiant, vous vous êtes probablement rué sur Diablo 3. Honnête, vous avez probablement vomi en jouant à Diablo 3. Comment ont-ils pu gâcher ce jeu ? On s’en fout. On va plutôt s’intéresser aux Néo-Zélandais de Grinding Gear Games qui ont eux réussi Diablo 3, et ça s’appelle Path of Exile.

Lecteurs, avec un peu de chance, vous avez connu Gameplay RPG dans la première moitié des années 2000. Ce « premier magazine RPG et Survival-Horror » était un bordel monstre : des rédacteurs qui écrivent de la merde, des news agencées n’importe comment, une rubrique courrier des lecteurs qui prenait plus de six pages par numéro, une maquette qui changeait tous les trois mois (pour ajouter une rubrique anime, puis la remplacer par une rubrique mythologie ou de reviews d’OST de jeux mais aussi de films)… les mecs faisaient vraiment ce qu’ils voulaient. Là où ils brillaient à mon sens, c’était sur les dossiers. Des reviews semi-ésotériques de plus de 25 pages qui décortiquaient tous les aspects d’un jeu, de son gameplay jusqu’aux complexes freudiens de son lead-designer. Je voulais donc m’en inspirer et faire un peu revivre l’esprit Gameplay RPG à travers une série d’articles sur le jeu Path of Exile. Après tout, c’est Néo-Zélandais, alors je me suis dit que faire « un dossier pour les gouverner tous » , ce serait une putain de bonne idée.

Ce jeu est tellement Néo-Zélandais que j'ai un familier kiwi.

Ce jeu est tellement Néo-Zélandais que j’ai un familier kiwi.

Pourquoi choisir Path of Exile ? Et bien comme dirait quelqu’un que je connaissais avant, c’est mon GOTY. C’est tout simplement le meilleur hack’n’slash depuis Diablo 2. Six classes de personnages, plus d’un millier de compétences passives organisées sur un arbre commun à tous les personnages (pensez au sphérier de Final Fantasy X), trois tonnes de skills actifs sous la forme de gemmes à placer dans son équipement, du loot super bien foutu et intéressant, une communauté dévouée, des serveurs qui marchent plutôt bien, une économie in-game basée sur le troc, un système de potions vraiment très intelligent, des combats qui deviennent de plus en plus pêchus, un système de ligues surpuissant, des développeurs très sympas et actifs sur leurs forums… et le tout gratuitement. GRATUITEMENT, T’ENTENDS ?

Vous aussi, venez perdre des personnages en mode hardcore gratuitement !

Vous aussi, venez perdre des personnages en mode hardcore gratuitement !

Pour celles et ceux qui ont un jour joué à un MMORPG estampillé free-to-play, vous savez très bien que ce n’est jamais le cas. Il y a toujours une boutique en argent réel qui vous donne des avantages sur les pauvres autres joueurs, un abonnement qui se dit facultatif mais qui est en fait quasiment obligatoire, ou vous devez au grand minimum payer la boite du jeu (pour après télécharger le jeu grâce à un code disponible sur un DVD en carton qui remplace les trucs jugés inutiles comme un manuel classe, un avertissement sur l’épilepsie ou même, soyons fous, un vrai DVD).

Et bien ce n’est pas le cas de Path of Exile, c’est pour cela que je voulais en parler dès le premier article. Son business model est basé sur une logique simple mais n’ayant souvent pas sa place sur le marché : « si tu prends pas tes clients pour des cons, ils vont te donner de l’argent pour que tu puisse nourrir tes gosses et peut-être même t’en donner assez pour acheter un martinet pour frapper lesdits gosses quand ils veulent manger des berlingots de lait concentré sucré alors qu’ils n’ont pas fini leur assiette de légumes. » Ou un truc du genre, j’ai pas fait HEC, j’ai fait la fémis.

Dans Path of Exile, tout ce que vous pouvez acheter en argent réel n’a aucune influence sur le jeu en lui même et ne vous donnera pas d’avantages. Des familiers décoratifs, des effets avec des particules de toutes les couleurs pour votre arme ou votre stérilet de guerre +5, etc. Certains cons vont jusqu’à dire que la promesse n’a pas été tenue car on peut acheter des onglets pour le coffre dans lequel on range des équipements. À ces cons là, je rétorquerais qu’on commence le jeu avec 24 emplacements de personnages qui ont chacun leur inventaire propre, la place n’est vraiment pas un problème.

Pour la Saint Valentin, on a eu droit à un cœur battant qu'on peut mettre sur n'importe quelle épée, dague ou baguette. C'est du romantisme de All-Blacks, vous ne pouvez pas comprendre.

Pour la Saint Valentin, on a eu droit à un cœur battant qu’on peut mettre sur n’importe quelle épée, dague ou baguette. C’est du romantisme de All Blacks, vous ne pouvez pas comprendre.

Grinding Gear Games nous prouve qu’on peut faire un jeu gratuit d’une qualité incroyable sans pour autant nous forcer à payer. Et c’est pour ça qu’on paye ! Beaucoup de gens ont décidé de mettre le main au porte-monnaie afin de soutenir l’initiative du studio. C’est un coup de génie, vraiment.

Le jeu est passé en open beta le 23 janvier dernier, et depuis le studio se porte très bien. Avant ce stade là, par contre, les choses étaient un peu plus difficiles. Path of Exile est en développement depuis 2007, et ça coûte de l’argent. Ils ont donc lancé un espèce de kickstarter bien à eux fin 2012. Pour $10, on obtenait l’accès à la closed beta. Et si on payait plus, on avait des goodies dans le jeu et dans le vrai monde de la réalité véritable. Le pack à $1000 était particulièrement intéressant car il permettait d’entrer en contact avec les développeurs afin de créer un objet unique faisant partie des loots du jeu, une bien bonne idée.

J’ai beau être pauvre, j’avais envie de soutenir le jeu. Du coup, j’ai acheté le pack à $100, et j’ai eu : pour $100 de points à utiliser dans la boutique cosmétique, un accès à la closed beta pour moi et trois autres personnes, un titre de supporter sur les forums, un familier kiwi argenté (voir plus haut) et surtout des biens physiques que vous pouvez admirer juste en dessous.

Le détail qui tue : les goodies viennent dans un carton estampillé Grinding Gear Games. Classe.

Le détail qui tue : les goodies viennent dans un carton estampillé Grinding Gear Games. Classe.

Le jeu en version boite (avec un vrai DVD !), le CD de la bande son et un mot de remerciements signé par le lead producer.

Le jeu en version boite (avec un vrai DVD !), le CD de la bande son et un mot de remerciements signé par le lead producer.

Enfin, un poster de l'univers du jeu qui fait facilement deux fois la taille de ma bite. Donc c'est très très grand.

Enfin, un poster de l’univers du jeu qui fait facilement deux fois la taille de ma bite. Donc c’est très très grand.

Et c’est ainsi que s’achève la première partie de ce dossier sur Path of Exile. La semaine prochaine, après quelques mots sur le background du jeu, on parlera de ce qui en fait l’essence même à mon avis : le système de compétences. Surtout n’hésitez pas à essayer le jeu dès que vous aurez du temps, il est disponible ici.

ET C’EST GRATUIT, T’ENTENDS ?

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